2025-04-16, temps de lecture : 4 mn.

Cette boîte d’initiation de la 2e édition de l’Anneau Unique est très curieuse. D’une part elle comporte des éléments utiles que l’on ne trouve pas ailleurs pour jouer au jeu de rôle l’Anneau Unique, d’autre par elle propose un mode de jeu assez exceptionnel dans le cadre proposé par cette seconde édition. Personnellement, cela me convient bien, mais ça a dû en surprendre d’autres. En particulier ceux qui n’ont pas spécialement envie de jouer des Hobbits.

Le contenant

L’écran avec son supplément sur Fondcombe, le livre de base, la boîte et son contenu en version anglaise.

La boîte contient un jeu de dés spéciaux, un livret de règle, un livret de description de la Comté et un recueil d’aventure formant une mini-campagne. Elle contient aussi des cartes d’équipement, des prétirés, une carte d’Eriador et des cartes au format sous-verre carré pour indiquer son rôle en voyage ou son type d’action en combat.
La carte d’Eriador est assez indispensable quand on joue au jeu de rôle entier, elle est relativement inutile pour jouer au contenu de la boîte. Les cartes au format sous-verre carré ne sont pas utilisables avec les règles résumées de la boîte d’initiation et ne le sont qu’avec le jeu complet.

Le contenu

La boîte décrit en détail la comté, son histoire, sa géographie et propose des aventures où Bilbo envoie à l’aventure des jeunes hobbits dans la comté. Les personnages prétirés sont tous des personnages célèbres, parents de Frodo, etc. Les aventures sont très linéaires, elles regorgent cependant de bonnes idées et de clins d’œil charmants à l’œuvre de Tolkien. Ces aventures sont bon enfant et on ressent peu le poids de l’ombre. Elles peuvent être très adaptées pour des enfants, bien que les règles restent relativement complexes et doivent être bien maîtrisées par le meneur.

J’aime beaucoup les règles de ce jeu. Elles ont le défaut de laisser peu de chances de réussite aux personnages débutants, mais elles sont taillés pour pouvoir reprendre l’ambiance si particulières des livres de Tolkien. Dans la version complète, vos personnages sentiront la fatigue et le poids de l’ombre comme les héros des livres. Ils pourront réussir des exploits, des « succès magiques » tel Barde tuant Smaug avec sa flèche noire. Je ne vous décris pas les règles ici, je l’ai déjà fait par le passé.

Conçu par Francesco Nepitello et Marco Maggi, écrit avec Lorenzo Perassi, le tout est superbement illustré (Alvaro Tapia, Martin Grip, Jan Pospíšil, Niklas Brandt, Henrik Rosenborg, Antonio De Luca, Federica Costantini, Melissa Spandri, Giuditta Betti) est mis en page (conception graphique : Christian Granath, Dan Algstrand, Niklas Brandt). La traduction française (Jérôme Vivas-Burel, relecture par Camille Boillet) utilise les termes issus de la première traduction en français de Tolkien par Francis Ledoux, plutôt que la plus récente de Daniel Lauzon.

Ce qu’il n’y a pas

Il n’y a pas de module FoundryVTT, que Free League propose pour quasiment tous ses autres jeux. Il existe un système FoundryVTT permettant de gérer les fiches de personnage et les jets de dés, mais il faudra se fader l’import des cartes et des PNJ. Gloups. Je compte bientôt y jouer, je réfléchis activement à comment gérer la table virtuelle. En particulier pour les voyages qui demandent un peu de travail.

Conclusion

En dehors de l’effet bizarre d’une boîte d’initiation contenant du matériel utilisable seulement avec le jeu complet et proposant une ambiance assez différente de celle du dit jeu complet, c’est une excellente boîte pour un excellent jeu. Je chéris particulièrement tous les livres de cette seconde édition. Le jeu m’a fait replongé dans la prose de Tolkien et me l’a fait redécouvrir. Ma vision de cet univers avait été marqué par le travail de Peter Jackson dans sa première trilogie. Dans les livres, on peut y trouver une ambiance très différente et imaginer les personnages autrement. Ce jeu de rôle colle beaucoup plus à l’œuvre originale qu’aux films (à l’exception notable des illustrations couleurs).

Nicolas Legrand

Catégories : compte-rendu-critique

Mots clef : lanneau-unique